Dispersés sur le sol, différents éléments. L’un rempli de fausse neige, à taille d’homme, une plaque de verre pour rivière, un amas de terre, le chemin. Sous la fenêtre un banc.
Pour accessoires, un sac à dos, un bâton de marche, une couronne de branchages, (l’ anneau brisé).
Autant de symboles nécessaires au voyageur pour évoluer dans la mise en scène illustrative signée de Déborah Warner.
On attendait plus de singularité chez cette autorité shakespearienne.
Entièrement investi dans dans son personnage, il en restituera avec une rare intensité toutes les facettes, tour à tour accablé, nostalgique, révolté, désillusionné, mis au banc de la société.
Il évolue sur scène, « incarnant » ce parcours sans issue, hormis quelques étincelles d’espoir , de courage.
Sous son long manteau ou en chemise blanche éclatante, avec ou sans bâton, couché dans la neige ou rayant la glace pour y inscrire un adieu, « il vit » le voyage avec une rare force dramatique.
Au piano Julius Drake fait résonner chacune des notes de cette musique aux accents lancinants.
Une véritable soirée d’émotion.
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