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Winterreise de Frantz Schubert, poèmes de Wilhem Müller, Ian Bostridge ténor, Julius Drake piano, mise en scène Déborah Warner au Théâtre de l’Athénée jusqu’au 13 novembre.

19/11/2025

2 Commentaires

 
Quintessence du romantisme.
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Décor aux murs noirs, battants de grande fenêtre à cour. Étroite estrade en fond de plateau.
Dispersés sur le sol, différents éléments. L’un rempli de fausse neige, à taille d’homme, une plaque de verre pour rivière, un amas de terre, le chemin. Sous la fenêtre un banc.
Pour accessoires, un sac à dos, un bâton de marche, une couronne de branchages, (l’ anneau brisé).
Autant de symboles nécessaires au voyageur pour évoluer dans la mise en scène illustrative signée de Déborah Warner.
On attendait plus de singularité chez cette autorité shakespearienne.
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Ian Bostridge, interprète de référence, est l’auteur d’un livre entièrement consacré au Wintereisse, analysant chacun des lieders.
Entièrement investi dans dans son personnage, il en restituera avec une rare intensité toutes les facettes, tour à tour accablé, nostalgique, révolté, désillusionné, mis au banc de la société.
Il évolue sur scène, « incarnant » ce parcours sans issue, hormis quelques étincelles d’espoir , de courage.
Sous son long manteau ou en chemise blanche éclatante, avec ou sans bâton, couché dans la neige ou rayant la glace pour y inscrire un adieu, « il vit » le voyage avec une rare force dramatique.
Au piano Julius Drake fait résonner chacune des notes de cette musique aux accents lancinants.
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Concentré de désespoir, de douleurs, évocation des souffrances d’amours brisées, du sentiment d’abandon, de rejet, « Wintereisse » , ode sépulcrale de Müller, poète incompris et « inconnu » trouvera toute sa densité tragique dans la mise en musique d’un Schubert animé d’une semblable « mélancolie » en sa fin de vie, malade et solitaire.
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Déchirant, « Le joueur de vielle » ultime lieder du recueil, achèvera de nous étreindre.
Une véritable soirée d’émotion.
2 Commentaires
Edith
20/11/2025 10:01:39 am

Merci Lulu pour cette chronique qui reflète à merveille ce concert mélancolique.

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Marie-Dominique de Moidrey
21/12/2025 05:47:17 am

Quelle compréhension du lien intime entre poésie et musique! Merci de la transmettre avec autant de sensibilité

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