Rappelons entre autres, ceux organisés à Chaillot sous la direction d’Ariel Goldenberg, lui-même né en Argentine.
Autre natif de ce pays, réfugié en France comme nombre d’artistes importants pour fuir la dictature, Ariel di Fonzo Bo n’en est pas à son coup d’essai :
En mai 2023 il mettait en scène « Tango y Tango » d’après le livret de l’écrivain Santiago Amigorena.
Un spectacle flamboyant et nostalgique (en dépit de la minceur de l’argument), chroniqué en son temps.
Cette fois pas de livret précis, simplement l’évocation « d’un coup de foudre entre Paris et Buenos Aires ».
Peu perceptible.
Sans véritable originalité, la projection de films sur les rues de la capitale argentine de nuit scande les différents numéros de danse et les chansons.
Un rideau de fines franges noires ou de lamé argent et noir dévoile le plateau, quelques chaises et tables de-ci, de-là, en fond de scène le mur nu et noir du théâtre, devant, une estrade pour trois musiciens.
On n’en dira pas autant de la chanteuse, desservie par sono assourdissante. Envolée la poésie des paroles, neutralisées la nostalgie, annihilé le mystère.
Seule existe la danse.
Trois couples enchaînent les numéros, échangent leurs partenaires, dansent entre garçons, entre filles vêtues de robes spectaculaires ou sobres smokings.
Virtuoses, ses interprètes l’exécute avec aisance.
« Firulete » ( petits coups de pieds savants autour des jambes du partenaire) plongées, fendus, renversés, portées acrobatiques, tourbillons étourdissants forcent l’admiration.
On aurait souhaité plus d’authenticité,
Ressentir les accents déchirants des chansons.
On ne boude pas pour autant une soirée de tango virevoltante.
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