Ses interprètes y déploient avec une force qui impressionne, douceurs lascives, ondoiements sensuels, ruptures brutales, gestes d’orants, sauts convulsifs, trépignements nerveux, saccades et accélérations scandées par une bande son lancinante et syncopée au volume variable, s’inscrivant dans un savant découpage des lumières de Tom Visser, fractionnées en faisceaux, ronds lumineux, ou inondant le plateau. Seuls quelques noirs ponctués de minuscules points lumineux au sol entrecoupent brièvement le spectacle laissant planer comme un mystère sur scène.
Entre danse primitive, bacchanale, défoulement collectif de la jeunesse, cette création d’Hofesh Shechter dépassant le seul niveau du « clubbing » cherche à établir « la version actuelle de la danse folklorique ou traditionnelle » pour atteindre à une forme de spiritualité.
L’énergie, l’engagement de ses danseurs, choisis parmi mille deux cents candidats, en donnent véritablement l’ illustration.
Une expérience.
Non sans rappeler « Theatre of dreams », exceptionnelle création, de 2024, au Théâtre de la Ville.
N’en manquez pas la prochaine reprise du 25 Juin au 11 juillet prochain.
Je vous laisse la découvrir.
Vous ne pourrez rester assis sur votre fauteuil.
Foi de Lulu.
Flux RSS