Lulu a vu
  • Home
  • Critiques théatrales
  • Musique & Danse
  • Expositions
  • Ecrire à Lulu

Tisser, Broder, Sublimer, les Savoir-faire de la Mode au Musée Galliera jusqu’au 18 Octobre 2026.

16/12/2025

3 Commentaires

 
Tout un programme.
Cette très importante exposition ambitionne d’illustrer chacun de ces différents « composants » de la mode depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours.
Divisée en deux sections, la première, aussi révélatrice de l’évolution du « goût », réunit par thème les modèles des collections de Galliera. La fleur, déclinée sous toutes ses formes, en constitue un des éléments omniprésent.

Indispensables jusqu’à aujourd’hui dans l’élaboration de la haute couture, en fin de parcours, la deuxième partie rend un hommage pleinement justifié aux différents métiers, souvent méconnus, des maisons emblématiques d’un savoir-faire d’excellence : brodeurs, plumassiers, paruriers etc...

Deux modèles somptueux se font face en ouverture de la première partie :
Image





D’un côté Karl Lagerfeld pour sa dernière collection Chanel en 2019, cette robe du soir réunissant travail de broderie, Maison Montex, et de plumassier, Maison Lemarié a nécessité 1205 heures de travail. Audacieuse réinterprétation du XVIIIe siècle, cette époque a souvent inspiré de nombreux couturiers contemporains, Christian Dior en tête.







De l’autre , entièrement rebrodé de fleurs aux couleurs éclatantes, un sobre ensemble robe longue et boléro de 1947 est signé Balenciaga pour Daisy Fellows. Foisonnant, l’imprimé floral multicolore rappelle les dessins du soyeux Lyonnais Ducharme, les rehauts brodés de la maison Métral.
Image


La Dentelle.


Long et délicat travail à l’aiguille ou au fuseau sur un support temporaire, la dentelle, jusqu’à sa mécanisation débutée au milieu du XIXe siècle, est longtemps restée un rare et coûteux ornement d’apparat réservé à la noblesse ou au clergé.
Image
Dans une vitrine toute de séduction, voici l’illustration de sa surprenante diversité en dentelle de Chantilly noire (mécanique) cette gracieuse robe de bal et son talma (châle immense) du Second Empire.
Image
Image
De la fin du Second Empire, une robe d’été blanche, probablement portée par la Princesse Mathilde, présente un décor floral brodé verticalement alternant avec un entre-deux en dentelle de Cluny, une variété de la dentelle du Puy. Le lin associé au coton pour les broderies, démonstration d’un travail étonnant, lui confère son style frais et estival.
Image
Dans un registre bien différent Nicolas Ghesquière pour Balenciaga, signe en 2006 cet ensemble de la collection printemps-été, veste, pantalon et corset en organza brodé et effilé, tulle, incrustations, entre-deux, volants de dentelle mécanique : première illustration de l’évolution actuelle d’une silhouette peu flattée
Image







L’ensemble robe de nuit et déshabillé de la maison Neyret orné de dentelle de Calais, 1980, révèle tout le
raffinement de l’élégance intime.
Image
Image


Tandis que nous sourions à la vue de ce cache corset et pantalon Belle Epoque le béguin d’enfant, en dentelle au fuseau et broderies en fil de coton (vers 1920) nous offre un nouvel et surprenant exemple de délicatesse et de virtuosité.
Image
Impossible de clore ce chapitre sans un coup d’œil aux ravissants accessoires, tous en dentelle, ici réunis : mouchoirs en dentelle de Bruges ombrelles en dentelle de Bruxelles, et grand col en dentelle à fond craquelé, dite « guipure de Venise »  du marchand- fabriquant- Lescure à Issoire vers 1900-1910.

Image







Trop charmantes pour ne pas les omettre, voici tout d’abord une robe de fiançailles en « demi-deuil » ornée de guipure, une dentelle à fond épais et ajouré.







Enfin, une charmante robe de mariage d’esprit Belle-Epoque, de 1942 signée Heim Jeunes Filles (ligne moins onéreuse que ses modèles haute couture) nous rappelle l’immense succès rencontré Outre-Manche et dans tout l’empire par la « broderie anglaise », malgré les origines helvètes et alsaciennes de cette broderie blanche ajourée.
Image


Fleurs artificielles. 


Abordé à partir d’un dessin de Paul Iribe, issu du luxueux album « Les robes de Paul Poiret », voici un chapitre consacré aux fleurs artificielles.
Image
Dernière planche du recueil commandé par ce couturier résolument novateur, l’accent porte sur la rose piquée au décolleté. Stylisée, elle deviendra emblème de la maison, comme plus tard le camélia pour Chanel, le muguet pour Christian Dior.
Un cartel historique nous rappelle que « La confection de la fleur artificielle remonte au Moyen Age, et que l’Italie fut reconnue comme le berceau de cet artisanat. La France au XIIIe siècle voit croître la popularité du travail des artisans bouquetiers ».
Une vogue en accord avec le goût pour la botanique du Siècle des Lumières.

Si Rose Bertin, célèbre marchande de mode en propose pour orner coiffures et habits, le peintre Pierre-Joseph Redouté, dont une aquarelle de rose est exposée, reçu le titre de « Le Raphaël des fleurs ».
Image

La mode se démocratisa au siècle suivant, avec la rationalisation des moules et emporte-pièces. Ce savoir allait jusqu’à concerner l’éducation des jeunes filles par la diffusion de la presse spécialisée dans les travaux d’aiguilles.

Image
Une série de chapeaux d’été agrémentés de fleurs artificielles, Capelines, bibis, capote, en donnent l’illustration.
Jusque dans les années soixante de nombreuses modistes créaient des pièces uniques pour leurs clientes le chapeau faisant partie d’une bienséance excluant de « sortir en cheveux ».
Réduits à un rôle de confort contre les intempéries, l’usage, comme celui des gants, en est aujourd’hui totalement tombé en désuétude (exception faite des grandes cérémonies).

Image
Image
Mais revenons aux Fleurs artificielles et rêvons devant les exquis escarpins de Roger Vivier, et remarquons la diversité des fleurs réunies dans les vitrines dédiées :
Image
Image
La collection d’Hortense Dumas-Baudon première vendeuse chez Worth et celles de Noémie Fromentin, créatrice de la maison éponyme en 1902 aujourd’hui « Entreprise du patrimoine vivant » nous en offrent quelques exemples.
Image



Plus espiègle, le tambourin aux fleurs dressées de Dior, muguets noirs ?!, nous égaie. Il témoigne de la passion que le couturier vouait aux fleurs depuis son enfance à Granville dans la villa de vacances familiale  « Les Rhumbs ».


Imprimés.

Un nouveau parallèle nous confronte aux années lumières qui séparent les styles de Balenciaga et Nicolas Ghesquière, son successeur.
Image




Côte à côte le long fourreau imprimé de fleurs sur fond noir de 1964, simplement noué à la taille et sur le buste,d’une incontestable élégance, et sa « réinterprétation » version courte de 2008 aux innovations techniques associant ultra-sons pour découpe et assemblage avec effet thermoformé. Je vous laisse juge. Lulu ne se prononce pas, mais n’en pense pas moins. 






Rapidement évoqué dans une modeste vitrine, la grande vogue des imprimés fleuris domine la mode d’été des années trente.
Image
Image



Un retour en arrière nous ramène au XVIIIe avec cette ravissante robe à la française exécutée dans une toile de coton d’Oberkampf de la Manufacture de Jouy. Reflet de l’engouement d’alors pour les motifs venus des Indes, ces cotonnades, copiant les techniques locales, porteront le nom d’indiennes et connaîtront un vif succès. Outre ses motifs exotiques, on ne peut qu’admirer le travail en « cils de hannetons » sur le devant du modèle.




Autre robe d’été, celle-ci datant de la fin de la période romantique avec ses manches pagodes et sa jupe en cloche, est coupée dans un imprimé au rouleau gravé à la molette, un procédé anglais nous précise le cartel, permettant aux fabricants un tracé plus précis. 
Image
 
Passons aux années 1911-1912, avec Fortuny chez Babani. On connaît le talent du couturier pour ses recherches dans le domaine textile dont ses plissés éponymes. Ici cette abaya de forme résolument orientale et de coupe simplissime sublime les bordures fleuries imprimées or par estampage.
Image


Image
Image
Plus ancien, admirable de raffinement, voici cet autre modèle de robe à la française en taffetas chiné à la branche pour obtenir ces bordures floues et cette robe du Second Empire : qui perpétue l’esthétique du XVIIIe avec ses bouquets de roses et guirlandes « Pompadour » en taffetas de soie impression à la chaîne. Ce procédé nécessite plusieurs étapes d’application à la planche après tissage.

Image






Repris par la maison Abraham, la technique séduira Christian Dior avec ses bouquets de violettes de la robe Ariette, 1954, nouvelle illustration de la « femme fleur » chère au couturier. 



La peinture au pochoir, jusqu’alors réservée aux tissus d’ameublement sera en vogue dès les années 1910.
Cette « peinture au pinceau » forme toute l’ornementation du bas de cette cape du soir de Chéruit, 1925.
Elle sera reprise par des artistes tels Dunand et Sonia Delaunay. 
Image
 
Broderies. 


Attaquons avec gourmandise le riche chapitre broderie. Il nous réserve de belles surprises, mais aussi quelques ...déceptions contemporaines.
Apprenons tout d’abord que : « la broderie est un langage présent dans toutes les cultures bien avant l’écriture. ...Le premier exemple connu remonte à 34 000 ans avant notre ère sur des vêtements ornés de perles d’ivoire découverts en Russie ».

Subtile conjugaison de sa richesse et de l’experte imagination des brodeurs, (toujours pratiquée aujourd’hui par les maisons maisons Lesage, Hurel, Montex, Rébé ) la broderie donne relief, couleur forme à l’étoffe.

Les innombrables « points » constituant sa déclinaison : points passés, points de nœuds etc, les différents matériaux utilisés : perles, paillettes, tubes de verre, reflètent aussi l’évolution des tendances de chaque époque.

Image


Pour Lulu, le gilet d’homme au XVIIIe, symbolise l’acmé de l’élégance masculine avec ses broderies déroulant d’exquis motifs floraux en bordure, sur le devant et sur les rabats de poches.

En version à manches, voyez le travail d’application en fil de coton de ce gilet d’été.







Admirons le frais semis de fleurs au point passé parsemé sur celui en taffetas.
Image
Image
En apothéose, voici une profusion florale (pivoines, tulipes, volubilis)  somptueusement étalée sur un fond bouton d’or moiré.





Aussi comment ne pas être déstabilisée par cet ensemble pantalon de d’Alexander Mc Queen pour Givenchy. Revendiquant une « couture clash » mêlant classicisme d’un prince- de- galles à « l’anarchie créative » les broderies appliquées sur les basques de la veste se veulent réminiscence pour des gilets d’hommes ci-dessus mentionnés, et la curieuse quille du dos, celle des tournures belle époque.
Résultat discutable.

Image
Image
Pire, de Rei Kawakubo pour Comme des garçons, mais de lui rien ne surprend, sa robe, à l’esprit Punk, retenue pour l’affiche nécessite d’en faire le tour complet.
Trois lourds et massifs volumes superposés rappellent les « paniers », les fleurs géantes traitées en lurex, les motifs végétaux, la silhouette, celle de la rupture de la révolution... un message porteur, mais portable ? La question se pose.
Touche finale à ne pas négliger : la paire de baskets à poils.
Image

Passé ces distrayants intermèdes, autre exemple de broderie, la Cornely, machine à broder, a exécuté ces motifs finement élaborés et applications sur le fragile crêpe de soie de cette robe vers 1923.
Image





De mon cher Poiret, portée par son épouse, la veste Botticelli, la bien nommée, reste toute d’actualité avec ses roses- signature, ses feuillages, ses fleurs sur tiges égayant un lainage d’hiver.
Image


Image
Image
Image
Alliant tapisserie et ruban tuyauté voici de bien coquettes pantoufles, (vers 1860).
Tout aussi charmantes ces mitaines vers 1850 allient savamment tricot de soie, broderie et dentelle, et de la fin du XVIIIe, d’une rare délicatesse, cette pochette de taffetas et ruban de soie se pare d’une légère broderie bordée d’une cordelette de fils métalliques.

Toutes précieuses, toutes brodées au fil métalliques, tenues d’apparat et échantillons nous révèlent l’abondance d’un savoir faire au service d’une volonté économique : la restauration des industries du luxe après la Révolution.
Image







Cet habit de grand maréchal du palais du comte Bertrand sous Napoléon Ier brodé de fil filés argentés, cannetille sur velours de soie cramoisi ne saurait mieux nous en donner la démonstration.



La finesse des fils métalliques sur tulle ou mousseline de la maison Beauvais et Cie réussit l’exploit de conserver toute la fluidité des robes de cour du Premier Empire et la restauration.
Image
Image
    


En 1967, seul Roger Vivier pouvait réaliser, à nouveau brodé sur tulle, ce ravissant escarpin fleuri photo.


Image



Image
Typiques des années folles, un sac du soir stylisé en forme de fleur de Jeanne Lanvin et une robe « charleston » présentent un incroyable travail de broderies en tubes de verre et perles sur un fragile fond de mousseline. 







Choix aussi surprenant que sophistiqué, Hané Mori choisit le dos d’une veste du soir de 1985 pour placer une opulente broderie de fils d’or, paillettes et strass.
Image








Curieux parallèle cette présentation d’une robe Azarro des années 1970 à la transparence sexy et semis de paillettes en matière plastique placée en retrait de cette robe Gucci d’Alessandro Michele en dentelle mécanique jaune canari et curieux mélange de motifs brodés criards et sans esprit.
Image
Image



En Vogue depuis le romantisme jusqu’aux années folles, voici ces deux bourses perlées exemples de finesse retrouvée. 


Toutes en fleurs.

Nouvelles perplexité devant cette vitrine encore consacrée aux fleurs sous la rubrique « Toutes et tous en fleurs » ;
Image
Image
Pas de doute, la robe du soir en deux parties de Beauchez, ayant appartenu à la comtesse de Greffulhe, est pure splendeur d’un incroyable travail sur velours de soie.
Autre merveille bien antérieure : les luxuriants ramages fleuris pour cette robe de chambre d’homme fin XVIIIe en lampas lacé sur fond de satin.

Image
Image
Encore séduisante, avec son spirituel pouf piqué d’un bouquet, la robe de Christian Lacroix pour Patou répond à un modèle imprimé de fleurs à basque drapée, de Poiret, fin XIXe.


Esthétique contemporaine, plus que contestable pour Lulu, deux ensembles complètent la vitrine. L’un de Demna Gvasalia pour Balenciaga (quelle valse de créateurs) se compose chemisier, jupe et paire de cuissardes d’un travail compliqué, raide et disgracieux recourant au crêpe natté, brodé, fibres synthétiques et lurex, pour les broderies et ce clownesque ensemble de Walter Van Bereirendonck, veste jaune vif à col châle sur blouse et pantalon aux imprimés patchwork de grosses fleurs vertes et rouges d’une évidente vulgarité. 
Image


Image



Mais partons vers d’autres destinations toutes d’exotisme.
Image
Au premier plan un châle de Manille. Précisé sur le cartel son origine provient du commerce au XVIIIe entre l’Asie et l’Europe via la route du galion reliant Manille à Acapulco.
En Espagne, il deviendra symbole d’élégance, et pièce emblématique du costume andalou.
Venu de Chine, en crêpe de soie, les fleurs brodées aux couleurs vives sont d’inspiration asiatique avec ses longues franges en fil de soie en font bel exemple.

Après deux siècles d’isolement en 1854 le Japon s’ouvre à nouveau au monde et exporte des étoffes que la France sait employer avec talent.
Image








Cette visite de Dieulafait, de 1880, bordée de longues franges en fil de soie gaufré et filés métalliques, est coupée dans kimono de femme de samouraï. Avec discrétion l’étoffe déploie ses branchages et fleurs typiques (prunus, chrysanthèmes, pivoines) tissées et brodées sur fond de satin de soie. 






Sur cette ombrelle , dite « wagasa », d’éclatants dahlias symbolisent encore l’élégance au Pays du soleil levant. 
Image
Image






Venu du Moyen Orient, fastueux cadeau du vice-roi d’Egypte à l’impératrice Marie-Louise, ce manteau de cour, typique de l’Egyptomanie, reproduit en broderie de soie et perles les motifs traditionnels des arts décoratifs du Maghreb.



Image





Émouvante illustration de patriotisme, voici une blouse brodée pendant la deuxième guerre : bleuets, drapeau tricolore, croix de Lorraine, textes en font une « broderie de résistance ». 



Le tissage.

Il nous reste encore un chapitre, et non des moindres : le tissage.

Sa pratique remonterait à 7000 ans avant notre ère.
La technique se définit par « l’entrecroisement de fils pour former un tissus ».
Au cours des siècles, son évolution n’a cessé de se perfectionner et de s’enrichir : liseré, lancé, broché embellissent l’étoffe. La machine Jaquard en 1801 à Lyon, capitale de la soie, révolutionne le tissage, donnant naissance à des motifs toujours plus complexes nécessitant une étroite collaboration entre le peintre, auteur du dessin transposé sur papier réglé par le dessinateur, suivie de l’intervention du teinturier avant exécution par le tisseur.
Image
Divine, une robe à la française en satin « liseré latté » et passementerie de soie.
Image
Non moins éblouissante, une robe Second Empire de taffetas de soie changeant damassé illustre l’opulence retrouvée durant ces années, « véritable âge d’or de l’industrie lyonnaise ». Admirons ses dégradés de bruns formant tout un jeu d’ombres et de lumière. 
Image




Conservant le prestige du tissage lyonnais, dans une gamme de bleus mat et brillants, « opposition de gros de Tours et satin », une robe fin XIXe correspond à une nouvelle demande d’une clientèle moins fortunée qui se fournit dans...les grands magasins. 






Déjà pratiqué au XVIIIe siècle, le broché, technique virtuose donnant relief aux motifs tissés, apparaît sur ce charmant casaquin à basque.
Image

Inventé en 1946, venu d’Amérique voici le lurex, « matériau « miracle ». Fabriqué grâce à la « métallisation sous vide » il se tisse facilement et ne se ternit pas.
Image









Vilain, il brille sur ce premier ensemble perroquet d’Allessandro Michele pour Gucci, 2016.
Image
Image


Comble de laideur, le voilà utilisé par Prada pour la jupe grand soir de ce trois pièces avec saharienne militaire pesamment ceinturée, sandales blanches à talons ouvertes devant et chaussettes de laine écossaise, grandiose festival d’horreurs assemblées. 


Refusant de terminer sur ces notes déprimantes, choisie par Lulu dans la deuxième partie de l’exposition consacrée aux Métiers d’Art, restons sur l’image de la cape d’Yves Saint Laurent de la collection printemps été 1989 admirablement brodée par Lesage. Véritable ode aux couleurs vives de la nature marocaine et à la luxuriance du jardin de la villa Majorelle, ses fleurs réalisées en application de ruban et de motifs découpés en satin et taffetas, broderie au passé, broderie de perles et paillettes, laissent imaginer la virtuosité exigée. 
Magistrale illustration d'élégance.
Image
Image
Une exposition étourdissante.
3 Commentaires
Sylvie B
21/12/2025 12:31:58 am

Merci Lulu pour cette passionnante promenade merveilleusement commentée dans les savoir faire de la mode...!

Répondre
Mayborodoff jacqueline
21/12/2025 08:55:50 am

Magnifique savoir faire français décrit dans une belle langue française
Bravo et Merci Lulu pour ces commentaires très interessants et non sans humour

Répondre
Anne-Marie Quette
23/12/2025 09:25:40 am

Merci chère Lulu de nous faire rêver devant ce magnifique foisonnement ! Quelle charmante fin d'année....

Répondre



Laisser un réponse.

    Expositions

    Parce que Lulu visite aussi les musées...

    Archives

    Juin 2025
    Mai 2025
    Avril 2025
    Février 2025
    Janvier 2025
    Décembre 2024
    Février 2024
    Décembre 2023
    Octobre 2023
    Juin 2023
    Décembre 2022
    Novembre 2022
    Octobre 2022
    Juin 2022
    Mars 2022
    Février 2022
    Novembre 2021
    Octobre 2021
    Janvier 2021
    Avril 2020
    Janvier 2020
    Octobre 2019
    Avril 2019
    Février 2019
    Novembre 2018
    Octobre 2018
    Avril 2018
    Mars 2018
    Novembre 2017
    Octobre 2017
    Septembre 2017
    Juin 2017
    Avril 2017
    Mars 2017
    Octobre 2016
    Septembre 2016
    Mai 2016
    Novembre 2015
    Octobre 2015
    Juin 2015
    Mars 2015
    Octobre 2014
    Septembre 2014
    Juillet 2014
    Avril 2014
    Novembre 2013
    Octobre 2013
    Septembre 2013

    Photo

    Categories

    Tous

    Flux RSS

Propulsé par Créez votre propre site Web à l'aide de modèles personnalisables.