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Fine Art Paris 2026, Grand Palais du 18 au 23 Septembre.

24/9/2026

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Place à la peinture moderne...
Depuis 2014 Lulu en explore les allées.
La manifestation a connu bien des aléas.
Révolue l’époque de la joaillerie triomphante,
Révolu le confinement dans les sous-sol du Louvre,
Révolues les précédentes dénominations.
Place à FINE ART PARIS,
de retour ces dernières années au Grand Palais.
Cette saison dans le décor aéré de Charles Zanin, larges allées, rond-points spacieux, coloris gris clair neutre et chic.
 
Face à l’entrée, coté antiquaires XVIIIe, curieusement sous représentés,
Benjamin Steinitz affiche sa flamboyance. Spectaculaire, son stand s’ouvre par de monumentaux bustes et potiches.
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Appuyé contre de ravissantes boiseries ciel, une paire de cabinets se ferme par des panneaux richement décorés en laque de chine
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foisonnant de boiseries sculptées et dorées, ce miroir enguirlandé d’attributs guerrier au-dessus d’une console à la décoration aussi « chargée ». Une potiche et une paire de flambeaux soutenue par des chinois agenouillés en bronze doré complètent l’ensemble.
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​Comme un pied de nez adressé à son confrère, Guillaume Léage opte pour un décor en...papier à nouveau conçu par l’atelier d’Offard.
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​Toujours rigoureuse et grande qualité, sa sélection force l’admiration. Entre autres :
Le bureau plat à caissons en marqueterie Boulle d’époque Régence, attribué Bernard 1er Van Riesen Burgh.
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L’écritoire en vernis Martin à décor de chinoiseries.
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La table à écrire mécanique au ravissant décor de marqueterie d’époque Louis XVI, signé Leleu.


​Précieux écritoire en piqué d’origine italienne en écaille de tortue piqué d’or d’argent et de nacre.
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Enfin, récompensé d’un « Coup de cœur » décerné par Jacques Grange, une originale paire de fauteuils gustaviens du XIXe accoudoirs à têtes de némès, illustrent l’étendue de l’égyptomanie « européenne ».
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Datant du début du XXe siècle, Les Belges Haesaert-Le Grelle présentent un singulier ensemble de Gustave Serrurier-Bovy  dont cette paire de chaises, série Saint-Saëns, avec son garnissage d’origine, de 1905, parfaitement conservé. 
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Du même créateur, précurseur pour l’époque par ses formes épurées, un secrétaire à abattant de 1906, en acajou, laiton et cabochon en faïence émaillée.
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Retour au XVIIIe avec cet exceptionnel cabinet-secrétaire italien en laque rouge et rehauts dorés, technique de « lacca povera » remarqué chez l’anglais Frank Partridge.
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​Chez le spécialiste des porcelaines anciennes montées, Pascal Izarn,  le raffinement d’une paire de soupières formant pot-pourri en porcelaine de Chine famille rose, montées en bronze doré d’époque Louis XVI séduit,
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le grand vase en porcelaine de Chine bleu monochrome monté sur bronze doré d’époque Louis XVI impressionne par sa taille et sa richesse.
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​Puisque nous évoquons le bleu, les assiettes de Fabienne Verdier, en bleu de Sèvres, occupent tout l’espace du fond avec trois immenses panneaux sponsorisés par Axa, mécène de l’évènement.
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Aux dires du directeur de Sèvres, un travail, plutôt réussi, qui n’aurait pu aboutir sans l’aide et la compétence des collaboratrices de la manufacture.
 

Passons aux éditions rares.


Chez Jean-Baptiste Proyart un rare exemplaire des « Liaisons dangereuses »  de Choderlos de Laclos éditées à Amsterdam en 1782 côtoie une édition reliée du « Miracle de la rose » de Jean Genet, daté de 1946.
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​Illustrations de la littérature sulfureuse de chaque époque…



​L’admirable et unique exemplaire d’ « Alcools » de Guillaume Apollinaire, exemplaire de tête sous une précieuse reliure de Jean de Gonet,
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​et « Du côté de chez Swann » de Marcel Proust, exemplaire dédicacé au peintre Maurice Denis n’ont pas laissé Lulu indifférente.

​Au gré des déambulations, chez le new-yorkais Demish-Danant, sur le devant du stand sont alignés trois sièges signés de nos trois grands créateurs du style 1900 retiennent l’attention.







​De Majorelle, cette chaise épurée.
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Contrastant par son style Henri II, d’Emile Gallé la chaise « Qui s’y frotte s’y pique » créé pour l’exposition universelle de 1889.


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​Du plus pur Guimard, un fauteuil souvenir de salle de spectacle (aujourd’hui détruite hélas).

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​Quelques jolis exemples de joaillerie « ancienne » sont présentés dans cette vitrine d’Alain Pautot - Bruno Surgères.
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Dans l’écrin un bracelet de Lacloche, sur présentoir, un bracelet de Mauboussin, en brillant, broches de Boucheron, Chaumet et somptueux bracelet « anonyme ».




​Cette ancienne broche de Chaumet rappelle le riche passé de la maison jadis fournisseur de la cour.
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​Chez VKD Jewels les créations de Luz Camino se distinguent par un style très personnel.




​Côté Orfèvrerie, sur fond de velours noir, belle exposition personnelle de Goudji  chez Capazza,
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​bougeoirs aux poulaines,  
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​précieuse coupe à l’oiseau bleu, récentes créations de l’artiste.

​Dans le style classique, superbes pièces d’argenterie ancienne, chez Gilles Hervy et Ian Panné.
Malgré les reflets de la vitrine, la photo permet d’en avoir une idée.
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Très présente cette année, la Céramique.
Chez Hélène Bailly Marcilhac, l’encadrement doré et orné d’une suite de quatre assiettes de Picasso, ne manque pas d’humour.
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​Artiste présente sur son stand, Karen Swami a réuni un ensemble de son travail sur le kintsugi japonais décliné sous toutes les nuances du grès émaillé, 
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​dont cette pièce unique dorée à l’or fin ou celle aux très délicates tonalités jade.

​Les Papiers Peints Anciens, imprimés à la planche chez Carolle Thibaut-Pomerantz ne manquent pas de charme. Objet d’une concurrence sans merci dès le XVIIIe entre l’Angleterre et la France, leur fragilité en constitue la rareté.
Ce segment du décor « Jardin d’Armide » et sa frise de Jules Defossé et Edouard Muller (185) ont  conservé toute leur fraîcheur. 
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​Restons dans la « Déco » avec les Tapisseries chez Hadjer où « La femme au miroir » de Miro éclate de vibrantes couleurs, 
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​face à « La Pipe » cubiste de Picasso dans de superbes tonalités de gris 
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et à la tournoyante pièce de Calder « Beaucoup de rouge et de noir ».



​Sans vouloir faire l’impasse sur la peinture moderne, le nombre des galeries, la plupart connues et reconnues, et les artistes présentés, à la notoriété acquise, conduisent à une forme de saturation inhabituelle dans cette manifestation.
Le nombre restreint d’antiquaires, la disparition de l’art déco et des arts premiers, les rares stands d’art archéologique ou de peinture ancienne privent l’évènement d’une part de son attractivité.
Déjà vus et cités dans ses précédentes éditions, inutile de revenir sur des sujets déjà longuement évoqués.
Remarquées parmi ce foisonnement :
la Mala Gallery qui met à l’honneur l’épouse d’Hartung, Anna-Eva Bergman, avec plusieurs œuvres dont cette tempera et feuille de métal sur toile.
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Chez de Souzy l’harmonie inattendue entre ces deux portraits de femmes, de Picasso (à gauche) et Matisse (à droite).
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​L’unique et seul Tal Coat de tout le salon chez Najuma qui présente aussi ce lyrique diptyque de Degottex.
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​Toujours d’un niveau muséal, chez Landau Fine Art, ​quels éclats chez Jawlensky, ​
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dans« L’explosion » de Magnelli,
 




le
Kandinsky.
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Bel équilibre entre La monumentale « reclining figure » de Moore et « l’acrobate «  de Laurens.
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Chez Laurentin, un rare Geneviève Hasse dans de délicates tonalités de blancs laiteux.
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​Avant de quitter le Grand Palais, on retiendra, unique cette année, la cuirasse de samouraï quin nous défie, 
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​entourée de ces sublimes objets de laque et or, de l’époque Edo à la galerie Jean-Christophe Charbonnier. 

Fine Art Paris 2026 a bien changé.
Place aux galeries d’art moderne.
D’autres manifestations leur sont largement consacrées : Art Paris, et bientôt Art Bazel. Le salon du dessin.
Leur intérêt n’a pas faibli.
Pour Fine Art Paris, il n’en va plus de même.
Il lui faut retrouver son identité.
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