Depuis le vernissage de sa rétrospective au Musée Galliera en septembre 2013, (dont elle conserve l’invitation dédicacée,) elle a suivi et chroniqué chacune des expositions que lui ont consacré la Fondation Azzedine Aalïa et la Galerie Dior et le Musée Galliera encore en 2023.
Honneur à Olivier Saillard qui accomplit, après son départ regretté de Galliera, un remarquable travail d’étude sur cet incomparable couturier- collectionneur.
En cette rentrée, prolongeant le goût d’un ailleurs, « Azzedine Alaïa et l’Afrique »
révèle, une fois encore, d’ étourdissantes facettes de son talent.
Né à Tunis, imprégné de ses origines d’Afrique du Nord, le couturier s’inspirera de leurs diversités déclinées en une large palette de couleurs, formes et matières, mises en valeur devant les beaux panneaux du peintre Kris Ruth.
Épuré et virtuose.
« Réinterprétés » par Alaïa, voici les ensembles sahariennes.
L’originalité prime encore.
vite démenti par son voisin : un ensemble short et veste. De son profond décolleté émerge un coquin soutien- gorge en maille viscose.
Voici l’Or lumineux.
Rêve de bal.
Totale réussite.
Plus sombres, mais non moins réussis, voici deux longs modèles d’un profond vert bronze
et traité avec en « légendaires » bandelettes, libre réinterprétation ultra-féminine de celles entourant d’antiques momies égyptiennes, pour ce fourreau bustier ultra moulant. Même principe décliné en noir,
détaillons cet ensemble court, haut à capuche et jupe assortie en filet noué avec des sequins irisés terminé par des perles fantaisie aux poignets et aux ourlets.
Si Saint Laurent, né à Oran, s’est aussi inspiré de l’Afrique,
Les créations d’Azzadine Alaïa portent la marque de toute sa singularité.
Inventives, audacieuses, provocantes et virtuoses,
Elles n’ont pas fini de nous faire rêver.
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