L’idée de la mise en scène du début séduit : le plateau des Bouffes sont les coulisses, sans confort, En fond de plateau, le rideau vient de se baisser.
Mal accueillie, à peine applaudie, la représentation a déçu les spectateurs.
Hors d’elle, la comédienne principale insulte la salle désertée. Abattue, la troupe entame critiques et récriminations alors que l’on fête les fiançailles organisées entre la fille des directeurs et le jeune premier supposés prendre le relais de leurs parents épuisés.
Se succèdent les disputes au sujet de l’évolution du répertoire, du choix des villes, des problèmes financiers, ou des engagement politiques.
La démonstration, illustrée par deux heures de hurlements, gesticulations, successions démonstratives d’interprétations caricaturales sonne dramatiquement faux.
L’outrance des caractères, la transposition aux années quatre vingt d’une action située en « Prusse » avant la première guerre, les intermèdes musicaux, ou la représentation du « théâtre d’ombres » viennent renforcer l’impression d’un spectacle « plaqué ».
Ce spectacle vient tristement compléter la liste précédente.
Le nouveau Secrétaire Général de la Comédie Française force ici la note au point d’égarer le spectateur atteint de perplexité sur la qualité du texte.
Jean-Luc Lagarce, dans son journal « Il ne m’est jamais rien arrivé », (Lulu de mars 2025) décrivait avec une autre authenticité ses années de La Compagnie de la Roulotte.
Jouée en présence de nombreux comédiens, Lulu ne sait quelle est leur avis.
Le sien est sans appel :
Une soirée d’accablement.