Dans une mise en scène de Léna Bréban réduisant les premiers actes à un vulgaire vaudeville
boulevardier,
Dans d’approximatifs costumes d’époque sans style, et d’affreux costumes contemporains d’Alice Touvet,
Au milieu des criailleries, gesticulations, mimiques appuyées,
Il manque à Suzanne, Marie Vialle, charme et espièglerie,
A la comtesse, Grétel Delattre, dignité et élégance de femme blessée par les infidélités de son mari,
Au comte, Grégoire Ostermann, prédateur insatiable, la superbe de l’aristocrate imbus de son autorité.
Marceline, Anne Mercier, caricature de vieille cabotine, en fait des tonnes, jusque dans sa tirade « défense
des femmes ».
Chérubin, gringalet dégingandé, comme il se doit aujourd’hui,( cf « Les Fausses confidences » Lulu de
mai 2025) tristement benêt, instinctivement attiré par les femmes, se dispense du trouble de l’adolescence,
Jean-Jacques Moreau en Bartholo n’est qu’une pâle doublure de feu Jacques Seyres,
Franchette, un laideron, et Jean-Yves Roan, son père, le Jardinier, seul fait passer le comique de son rôle
d’ivrogne aux fleurs foulées.
Démonstration imparable que vient soutenir l’interprète de Figaro.
Cyrano (Lulu de février 2014) ) dans « Blue Bird » (Lulu de février 2018) et récemment dans « Le
funambule » de Genet ( Lulu de mars 2025).
Ajoute un Figaro remarquable à sa brillante carrière théâtrale.
Rarement entendu avec un pareil engagement, profond, caustique, bouleversant, le monologue de Figaro,
acquiert une rare résonance d’une redoutable actualité.
injustice.
Victorieuse, la pièce triomphe.
Chapeau Monsieur de Beaumarchais.
Bravo Philippe Torreton.