identifiables.
Sur scène toujours, l’ensemble des interprètes, accompagnés de leur compositeur- musicien.
Pendant le spectacle, les comédiens se déplaceront d’un « établi » à l’autre.
Une mini-caméra filmera toute une série de saynètes projetées sur un écran en fond de scène.
Des crevettes manipulées à vue, filmées dans toute une série de décors miniatures, en seront les uniques
protagonistes.
Bienvenue dans ce monde -minuscule, délicieusement composé « artisanalement ».
Un monde de maisons de poupée pour évoquer, avec humour ou gravité toutes les situations de « la Vie ».
Un cercueil entouré de charmants bouquets, dans une salle d’église ouvre ce parcours.
Il se terminera avec une salle de couveuses où sont réunis les bébés-crevettes prématurées.
Entre-temps, se succédant assez rapidement, on appréciera particulièrement :
Un rendez-vous chez le dentiste pendant lequel, avec force bruitages, la fraise devient marteau-piqueur du
mineur,
Un match de boxe sous les hurlements d’une foule de crevettes- public avant qu’une flaque de sang
inonde le ring pour sonner la fin du match.
C’est elle qu’on retrouve, dans une rave-party, victime effondrée au milieu des participants-crevettes sautillant comme possédées devant les platines du DJ.
Citons encore une vente aux enchères, une analyse de cadavre par la police scientifique, une visite de mourant à l’hôpital, la chirurgie d’un cancer à l’aide d’instruments pour le moins sommaires, ou l’accumulation de nos sacs poubelle symbole de notre pollution humaine.
Le nuage de l'explosion atomique.
Leur réussite est incontestable.
L’habileté des comédiens à se déplacer sur le plateau, celle de la caméra, accompagnée des bruitages exécutés en direct par le musicien, relèvent tous d’un professionnalisme accompli.
Tableaux originaux par leur forme, à la fois virtuoses et singuliers, les petites marionnettes signature de la Compagnie hollandaise basée à Rotterdam, délivrent des messages teintés d’humour, du sens tragique de l’existence, un final porteur d’espoir.
Malgré la performance, un spectacle qui n’a pas convaincu Lulu.
Le fort accent des comédiens renforcé par l’usage de micros rendent les dialogues incompréhensibles,
L’intrigue inexistante,
La musique omniprésente,
Ces Crevettes agitées mais dépourvues d’expression,
Finissent par lasser.
Basé sur le même principe, vu en 2013, (Lulu de juillet) dans ce même théâtre « Kiss and Cry » ne l’avait pas davantage emballée.
Après la geste révolutionnaire,
Succède succède un monde aquatique.
La diversité théâtrale est bien là.
Seule absente, la réussite.