Lulu a assisté à tous les spectacles de Pierre Guillois.
Pour « Bigre » juillet 2016, et « Opéra porno » (créé dans ce même théâtre), en avril 2018, ses conclusions furent plus que mitigées.
« Les gros patinent bien » joué et écrit avec Olivier Martin Salvant suscitèrent à nouveau son enthousiasme inconditionnel partagé par le public, et l’ensemble de la critique : Molière du théâtre privé, et ...LULU d’OR.
Craintes justifiées.
Cette « Foutue bergerie » se résume à une vulgaire pochade écolo- paillarde, florilège de plaisanterie de salle de garde pour étudiants attardés.
Louable, le but de l’auteur aspire à une célébration du monde paysan en survie, cerné par les constructions urbaines, empoisonné par les pesticides, menacée par l’insécurité des cités.
D’actualité, l’évocation dénuée de toute véritable émotion, se résumera à une succession de scènes téléphonées, traitées au sceau de la facilité caricaturale, de la grossièreté délibérée.
Introduit et rythmé par des folk -song chantées en live à plein volume par une interprète en strass et paillettes, leur interruption systématique par les protestations des brebis constitue les seuls moments de la soirée d’un comique inattendu.
Les costumes de moutons,
Ne peuvent effacer l’impression de personnages vus au seul prisme d’une grossièreté sans saveur ou de stéréotypes éculés,
Inutile de s’attarder davantage sur ce spectacle dont le manque de singularité révèle le même essoufflement que celui déploré dans celui Jean-Michel Ribes aussi présent dans la salle. (Lulu de janvier)
Doublement regrettable.